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 Quand on parle de neige...

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MessageSujet: Quand on parle de neige...   Sam 3 Déc - 20:35


On a la classe, ou on ne l'a pas.



Le froid s'installait sans nous prévenir, avec une brusquerie qu'on aurait préféré ne jamais accueillir. On n'avait cependant pas le choix. Le seul réconfort que je pouvais me faire à propos de l'hiver, c'était les fêtes de fin d'année évidemment (qui ne les aimait pas, hein !) et le fait que contrairement à l'été et sa chaleur, en hiver, avec ce froid persistant et pénétrant, on pouvait se réchauffer. Avec plusieurs couches de pulls, avec un radiateur, avec les bras de son ou sa chéri(e). En été, on avait chaud, et une fois tout enlevé on avait encore chaud, mais on ne pouvait rien enlever de plus. Alors qu'en hiver, on pouvait rajouter. Des gants, un bonnet, une écharpe, un gilet, une veste, un manteau. Bon, ça faisait plutôt gros bonhomme que mannequin sexy, mais à chaque saison ses avantages et ses inconvénients. Qu'on aime ou non, elles seront toujours là.

Je pouvais enfin souffler et respirer un peu, car aujourd'hui, c'était le début du week-end, chose qui m'enthousiasmait, même si c'était de courte durée. Je jetais un petit coup d'oeil par la fenêtre du salon lorsque je me levais, les cheveux encore ébouriffés et les yeux à demi-fermés de sommeil : de petits flocons tombait doucement, se déposant délicatement sur le béton des rues et des routes. Déjà, une fine couche blanche se formait, piétinée par les quelques passants lèves-tôt. Je n’espérais qu'une chose : que la neige tienne. Ca devenait tellement rare qu'il neige que l'idée de faire une série de photos avec lpour thème a neige m'avait traversé l'esprit à l'instant même. Voilà qui me permettait d'être en pleine forme, tout un coup. Je n'étais pas du matin, mais un rien peut changer en une seconde notre état d'esprit. Ma tasse de café dans une main, mon portable de l'autre, j'envoyais un texto à Linn, espérant ne pas la réveiller et qu'elle soit aussi enchantée que moi pour venir m'accompagner, appareils photos en main, à photographier la beauté que l'hiver nous offrait de moins en moins souvent au fil des années. Je lui donnais rendez-vous cet après-midi à me rejoindre à Melrose Avenue, si elle le pouvait. Je posais par la suite mon portable sur la table à manger, but une gorgée de mon café, qui au passage me brûla la langue, et m'assit sur le canapé aux côtés de Blake qui venait de se lever, lui racontant d'une intense joie mes projets de la journée.

J'attendais à l'intérieur du hall du centre commerciale l'arrivée de Linn, c'était mieux pour moi ainsi que mon appareil d'être au chaud plutôt que dans le froid, malgré mes deux pulls, mon collant en-dessous de mon jean et mon manteau, le tout complété par un bonnet couvrant mes oreilles et mes cheveux lâchés. Comme je l'avais espéré, la neige avait tenue et elle avait même augmentée. Il avait arrêté de neiger pendant un moment mais cela avait repris, à mon plus grand plaisir. C'était mieux pour l'effet photographique. Je n'eus pas à attendre longtemps avant que mon amie arrive, le teint légèrement rosée à cause du froid. Je lui adressa un signe pour qu'elle me remarque et marcha vers elle, un sourire plaquée sur mon visage. J'étais contente de la voir et surtout de partager cette passion qu'était la photographie avec elle. On formait un bon duo dans notre genre.

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MessageSujet: Re: Quand on parle de neige...   Dim 4 Déc - 12:38


Gabrielle & Linn



Quand on parle de neige …



Le samedi … J’adorais ce jour – là. Je pouvais profiter de mon immense villa, faire du shopping, passer du temps avec mes amis, prendre une voiture pour aller sur l’autoroute avec une vitesse de dingue, faire des photos avec Gabrielle, … Enfin, c’était ma journée de repos. J’étais professeur à l’université. J’avais donc toujours énormément de boulot. Je profitais de mon week – end pour me mettre à jour dans mes corrections, mes préparations de leçon, … Le dimanche n’était consacré qu’à ça. Je mettais mon réveil à 8h du matin. Je restais en pyjama une bonne partie de la journée, mon mug de café sur le bureau. Et j’étais complètement partie. Mais ça, ce sera pour demain ! Le samedi, j’avais pris l’habitude de dormir un peu plus tard. Á peine levée et dans la cuisine avec Louise – Marie, qui avait veillé à me préparer mon petit – déjeuner, je reçu un message de Gaby. Elle proposait que l’on se retrouve cet après – midi pour faire quelques clichés. Nous formions un duo de choc à nous deux. Chacune avait toujours des idées pour impressionner l’autre. J’avais d’ailleurs un petit projet qui me montait à la tête ces derniers temps et j’avais largement le budget pour le réaliser. Je me promis donc de lui en parler tout à l’heure. « Coucou Gaby. Je vais bien, et toi ? Écoute, ça me convient parfaitement ! On se retrouve à 12h30 au Centre Commercial ? On mangera un bout ensemble comme cela. ». Je déposais à nouveau mon IPhone juste à côté de moi et entrepris une discussion avec Louise – Marie. Je vivais encore avec elle. J’adorais avoir sa compagnie et puis, elle faisait tout pour me rendre la vie plus simple. En échange, je lui avais donné une de ces merveilleuses chambres de cette immense villa. Nous avions donc un « chez nous ». Nous discutions de la journée, de ce que j’allais faire. Apparemment, elle avait entrepris de nettoyer aujourd’hui. Je ne l’y obligeais pas. Mais si elle voulait le faire, elle le pouvait. Mon petit déjeuner fini, je mis tout dans l’évier lui promettant que je ferai la vaisselle plus tard. Malgré tout l’argent que j’avais, je voulais continuer à avoir les pieds sur terre. La vaisselle était dans mes capacités. Je montais les escaliers quatre à quatre. J’enfilais un maillot et fis un petit plongeon dans la piscine.

J’avais l’art de toujours être en retard. Il devait être 12h15 quand je me rendis compte que je devais être au centre commercial 15 minutes plus tard. Ni une ni deux, je sortis de la piscine. Je me rendis vite fait dans ma douche. Je décidais de porter une jupe un peu au – dessus du genou, des boots, un poncho, des moufles, un bonnet. Mon sac et mon appareil photo dans sa trousse, je pris les clés de ma Porsh Cayenne. Elle était noire. J’aimais tellement cette voiture. Je fis rapidement un bisou sur la joue de Louise – Marie qui me recommandait d’être prudente. Je roulais 30 km/h en plus que la limite maximale autorisée. Il y avait de la neige, je savais que c’était dangereux mais j’étais beaucoup trop en retard. Il était 45 lorsque je vis Gaby au loin. Ma voiture au parking, je mis le ticket dans mon porte – feuille. Je marchais donc un peu plus vite en sa direction. « Gaby, je suis désolée pour le retard. J’ai pas vu l’heure. ». Je lui fis la bise. Il y avait énormément de monde dans ce centre commercial. En même temps, c’était bientôt Noël. D’ailleurs, je devais penser à aller chercher le cadeau pour ma partenaire de photo. Je savais déjà quoi lui prendre. Mais je voulais qu’elle choisisse avec moi. Nous irons sûrement plus tard. « Alors, que veux – tu manger ? Une préférence ? »
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MessageSujet: Re: Quand on parle de neige...   Dim 4 Déc - 19:02


On a la classe, ou on ne l'a pas.



Je l'observais venir vers moi avec un sourire figé sur mes lèvres. Je voyais régulièrement Linn, mais ça ne m'empêchait pas d'avoir hâte de la retrouver à chaque instant qu'on pouvait se voir. Je mentirais si je disais qu'il n'y avait jamais eu de tensions entre nous, mais elles étaient écourtées la plupart du temps, souvent dû à notre passion commune et la joie que nous procurait le fait d'être ensemble, et c'était là le principal. Arrivant à mon hauteur, elle s'excusa avant de me faire la bise. « Gaby, je suis désolée pour le retard. J’ai pas vu l’heure. » Je secouais la tête de gauche à droite, un coin de mes lèvres relevé. Son retard n'était rien et j'y étais habituée à présent. J'en rigolais au lieu de m'en énerver. « Ce n'est pas grave, je te connais maintenant. » Je me mis à rire. J'avais aussi le don d'arriver en retard, mais contrairement à Linn, je ne l'étais pas constamment. Dès qu'on avait commencé à se fréquenter de plus en plus, j'avais déjà remarqué ce petit détail, qui ne m'embêtait absolument pas, mais elle me prévient malgré tout, chose que j'apprécie. Elle ne me l'aurait pas dit que ça ne m'aurait pas dérangé, mais sa spontanéité m'a plu directement. J'appréciais énormément cette fille et donc passé également du temps en sa compagnie. On s'était connu grâce à la photographie et c'était cela qui nous avait rapprochés. pourtant, elle était professeur et moi étudiante, mais cette différence ne nous empêchait pas de nous côtoyer autant qu'on le souhaitait et heureusement. Cette barrière qui d'habitude s’élevait entre nos statuts s'était mise à nue grâce à l’étrangeté de notre rencontre.

« Alors, que veux – tu manger ? Une préférence ? » Je regardais autour de moi, essayant de repérer un restaurant rapide de préférence. Il y avait les grandes enseignes connus de tous. Je me retournais vers Linn, haussant les épaules de façon indécise. « Je n'en sais rien. Mais si tu n'as pas d'envie précise je te proposerais bien Starbucks. » C'était l'une des grandes enseignes que j'adorais et où on ne mangeait pas trop gras. Non pas que je porte une attention particulière à mon poids, mais il est difficile de résister à notre péché mignon, non ? Le centre commercial était bien rempli, les gens ayant à leur main toutes sortes de sacs et de paquets. Période de Noël oblige. Je devais d'ailleurs y penser, mais je n'étais pas douée pour choisir des cadeaux à mes proches. Le seul réconfort que pouvait m'apporté mes amis et ma famille à propos de ça était que seule l'attention comptait, accompagné de leur petit sourire forcé. Cependant, je faisais des efforts chaque année. Je m'améliorais, mais pas aussi vite que je le voudrais. Pour le moment, ce n'était que le cadet de mes soucis. Je me tournais vers Linn, les yeux pétillants. « Tu as vu toute cette neige ? C'est juste parfait ! » J'avais du mal à cacher mon enthousiasme. Je la pris bras dessus, bras dessous et l'emmenait dans la grande allée du centre commercial. J'envisageais déjà cette demi-journée comme excellente.

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MessageSujet: Re: Quand on parle de neige...   Ven 9 Déc - 10:11


Gabrielle & Linn



Quand on parle de neige …




J’étais toujours en retard mais j’avais pris l’habitude de prévenir. J’avais la nouvelle fonction sur mon Iphone. Je dictais le sms et il s’en chargeait. Je pouvais donc envoyer des sms en conduisant maintenant. Et c’était bien moins dangereux que quand je devais l’écrire moi – même. « Oui, c’est sûr ! On se fréquente depuis combien de temps maintenant ? ». Il y avait toutes sortes de personne dans ce grand centre commercial. Un couple d’amoureux se trouvait devant une bijouterie, ils regardaient les bagues. Des fiançailles toutes proches ? Quelle chance ils avaient d’avoir trouvé l’âme sœur ! Une maman et sa petite fille se promenaient main dans la main regardant les vitrines de vêtements. Et j’en passe. Je me doutais que tous ces gens n’avaient pas tout l’argent dont je possédais. Et j’étais de nature généreuse. J’avais tellement envie d’aller offrir à ce jeune couple leur bague de fiançailles, d’offrir à la petite fille un ensemble tout mignon, … Mais je ne pouvais pas. Ce n’était pas dans le code de la société. J’imaginais donc pouvoir le faire un jour, peut – être… Peu de gens voire personne ne connaissait le solde de mon compte en banque. Pour tout le monde, j’étais cette fille qui vivait bien et n’était privée de rien. Et cela me suffisait amplement. Il m’arrivait de ramener quelques amis dans ma villa. J’arrivais toujours à trouver une astuce pour expliquer la grandeur de cette maison. J’évitais de montrer mon garage, ma salle de cinéma privée et plein d’autres choses. Un jour, je devrais le leur dire pour avoir la chance de leur parler sans faire attention à certaines choses…

Je savais qu’elle adorait aller manger au Starbucks. C’était d’ailleurs devenu une petite habitude entre nous deux. Il y avait de chouettes sandwiches qui étaient hors du commun et cela nous changeait complètement des grandes enseignes telles que le Mc Donald ou le Pizza Hut. Même si, j’adorais ce dernier, avouons – le. « Allez, fonçons sur le Starbucks. ». Je la regardais alors. Il fallait que je lui parle de son cadeau de Noël. J’avais le choix entre deux cadeaux. Mais je respecterais son choix. Un petit sourire au bord des lèvres, je la regardais. Elle ne connaissait bien sûr pas mon statut financier. Mais je tenais à ce bout de femme et j’avais envie de lui faire plaisir. À quoi cela sert d’avoir tout cet argent si l’on ne peut pas en faire profiter d’autres personnes ? « Dis, j’ai deux idées pour ta Noël. Tu choisis. Tu as le choix entre : un accessoire pour ton appareil photo comme un nouvel objectif par exemple. Ou qu’on se fasse une après – midi shopping où je paie tous les vêtements que tu veux… ». Oh, je la connaissais. Elle allait être tout gênée et ne pas quoi savoir choisir. Mais j’avais ma petite idée en tête. On ne refuse pas un cadeau. Ce fut bientôt notre tour. J’avais déjà mon sandwich en tête. J’avais mon préféré. Et puis, en dessert, j’allais me prendre un bon grand latte. « Pour moi, ce sera un veggie avec un Coca. Et vous pouvez me mettre un latte aussi par la même occasion. Je paie pour nous deux. ». Comme cela, Gaby n’avait pas le choix. Nous avions passé l’âge de se disputer devant le vendeur pour savoir qui payait.
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MessageSujet: Re: Quand on parle de neige...   Dim 11 Déc - 18:40


On a la classe, ou on ne l'a pas.



« Oui, c’est sûr ! On se fréquente depuis combien de temps maintenant ? » Je me mis à réfléchir quelques secondes. A vrai dire, la notion du temps et moi, ça faisait deux. J'avais des fois l'impression de connaître par coeur des personnes que je connaissais depuis à peine quelques mois. Oui, je prenais souvent les mois pour des années dans certaines circonstances. Après réflexion faite, je lui répondis, pas très sûre de moi cependant. « Je dirais... Huit voir neuf mois nan ? Si ce n'est plus. » Linn et moi, c'est une drôle d'histoire quand on y repense. Drôle d'histoire dans le fait que tout simplement elle est professeure, et moi une "simple" étudiante. Rien n'aurait pu envisager qu'une professeure et une étudiante puisse se voir aussi régulièrement que nous le faisions pour des sorties et des séances photos. Mais la coïncidence et le hasard de notre rencontre puis de notre amitié était et reste exceptionnelle et surtout unique en son genre. Je me rappellerais toujours de la première fois où je suis venue vers elle, ne sachant comment aborder cette fille qui m'était encore inconnue. Je ne connaissais alors rien d'elle, à part qu'elle aimait la photographie, quoique ce n'était qu'une supposition et non une certitude. Mais j'avais vu juste et je ne regrette pas d'être allé à sa rencontre. Nous passons d'incroyables moments ensemble à mettre en oeuvre notre passion commune mais aussi à faire les boutiques ensemble ou boire un café pour discuter tranquillement.

Je lui adressa un sourire et enleva le bonnet qui m'était resté sur la tête, le mettant dans mon sac, laissant tomber quelques flocons de neige fondu à cause de la chaleur du centre commercial et qui s'étaient déposés sur mon bonnet. « Allez, fonçons sur le Starbucks. » Je n'aurais pu dire mieux et je lâchais un petit rire qui approuvait ces dires. Cette enseigne que j'adorais nous régalait principalement avec leurs différentes sortes de café, mais leurs compléments tels que leurs sandwichs et leurs pâtisseries étaient tout aussi excellent à mon goût. Nous nous dirigeâmes donc vers Starbucks et nous nous plaçâmes au bout de la file d'attente, assez longue. Mais Linn lança un sujet qui allait faire passer le temps sans même qu'on s'en aperçoive. « Dis, j’ai deux idées pour ta Noël. Tu choisis. Tu as le choix entre : un accessoire pour ton appareil photo comme un nouvel objectif par exemple. Ou qu’on se fasse une après – midi shopping où je paie tous les vêtements que tu veux… » Je la fixai, les yeux écarquillés et la bouche presque béante que je m'empressais de refermer quand je repris mes esprits face à ses paroles. Je sentis le rouge monter à mes joues, toute gênée de cette proposition alléchante. « C'est vraiment énorme et très gentil de ta part Linn, mais je ne peux accept... » Le regard qu'elle me lança me fit couper court et je me mis à rire. Elle devait s'attendre à se que je me sente gêner et que je refuse, mais elle semblait très sûre d'elle et apparemment, elle avait réfléchie déjà à la question. « Je ne sais comment te remercier déjà, Linn. » Alors.. Accessoire pour mon appareil photo ou sortie shopping gratuite ? D'un côté, il y avait la photographie, de l'autre, il y avait la mode, chose que j'appréciais grâce à ma soeur jumelle, qui était très porté sur cela. Quoiqu'il en soit, les deux idées cadeaux de Linn me plaisait et ce n'était pas des choses à porté de main, du moins pour ma part. Ce fut notre tour de passer notre commande et Linn prit pour elle l'addition. On faisait couramment ça, payant pour deux à chaque fois. On avait aucune dette l'une envers l'autre et on aimait bien payer à l'autre le café ou le déjeuner voir dîner qu'on prenait ensemble. C'était une sorte de rite que je n'avais qu'avec Linn, je ne faisais jamais cela avec mes autres amis. Je la remerciais donc de son geste qui était dans nos habitudes à présent, et je passais commande à mon tour. « Je prendrais le sésame atlantique avec un Coca aussi, puis votre chocolat caramel salé s'il vous plaît. » Le serveur nous fit patienter quelques minutes avant de nous donner notre plateau. Je le pris et choisis une table contre un mur et qui venait de se libérer. Une fois assisse en face de Linn, je lui déclarais enfin mon choix. « Un nouvel objectif pour mon appareil me plairait vraiment... Mais sincèrement, je me sens toute gênée. » Je lui adressais un petit sourire, me disant intérieurement que je devais vraiment lui choisir un cadeau d'exception. Etant donné qu'on était dans le centre commercial, je l’emmènerais faire un petit tour l'air de rien et je lui achèterais pour son Noël sur quoi elle avait craqué, si il y avait quelque chose qui lui plaisait évidemment.

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MessageSujet: Re: Quand on parle de neige...   Ven 23 Déc - 17:34


Gabrielle & Linn



Quand on parle de neige …




Gabrielle était une élève. Quant à moi, j’étais professeur. Lorsque nous nous croisions dans les couloirs, nous gardions ce statut. Elle me lançait un bonjour Madame. Il était hors de question qu’elle ne me tutoie ou quoi que ce soit d’autre. Il devait y avoir cette forme de respect devant les autres élèves. Mais dès que nous nous voyions en – dehors des cours, nous étions comme deux amies. Nous avions trouvé le rythme de relation qui nous convenait le mieux. Généralement, nous nous retrouvions pour manger un petit bout. Venait ensuite le temps de faire de la photo. Pour finir devant un film dans ma villa. Enfin, nous passions beaucoup de bon temps… « Oui, ça doit bien faire ça ! J’aurai même dit un an, moi… »

Dans la file, je lui proposais de choisir entre deux cadeaux de Noël. La belle avait l’air d’hésiter. La pauvre … Je pouvais bien lui offrir les deux mais j’avais peu qu’elle ne soit trop gênée et pense que ce soit de trop. Je n’avais pas cette notion. Je faisais donc du mieux que je pouvais. Je faisais des tonnes d’efforts d’ailleurs. C’était le premier cadeau de Noël que je lui offrais. C’est sûrement pour cela qu’elle avait l’air si gênée face à ma proposition. Un regard avait suffi à la faire arrêter sa phrase. Elle finit donc par accepter. « Au pire, si tu ne sais pas choisir, tu en prends un pour la Noël et l’autre pour le Nouvel An une semaine plus tard. ». Je la regardais avec mon air malicieux. J’étais du genre maline et obstinée. J’arrivais à toujours obtenir ce que je voulais. Comment me remercier ? Je n’en avais aucune idée et pour moi, il ne fallait pas me remercier. Je faisais cela de bon cœur. « Accepte le cadeau tout simplement. Je n’en serai qu’heureuse. »

Nous nous installions près du mur. J’aimais me faire discrète, c’était une place qui me convenait donc parfaitement. J’avais juste la vue sur le couple qui regardait les bagues de tout à l’heure. J’essayais alors de me souvenir ce qu’il y avait dans mon porte – feuille. J’avais plus ou moins 200 dollars. Ce n’était forcément pas assez pour leur bague de fiançailles mais c’était déjà ça. Je pris donc les billets discrètement dans mon porte – feuille sans que Gaby ne s’en aperçoive et les déposais dans une serviette. Je devais juste trouver une astuce pour la leur donner. Je ne pouvais écrire de petit mot dedans. Cela serait beaucoup trop flagrant. Je fis donc un sourire à Gaby et parti chercher de nouvelles serviettes un peu plus loin. Je fis exprès d’en prendre beaucoup trop. Sur le retour, je m’arrêtais à leur table. « Désolée, j’en ai pris un peu beaucoup pour nous deux. Je vous en donne un peu. ». Et hop ! Le coup est joué. Je vis la tête du garçon lorsqu’il découvrit les quelques billets. Il avait l’air surpris. Mais cela me fit tout de même chaud au cœur.

Je repris alors la conversation avec Gabrielle. « Non, il ne faut pas. Un objectif, c’est super ! ». J’avais alors une folle envie de lui parler de mon projet. Je trépignais à l’idée de lui en parler… « Dis, Gaby, je ne sais pas vraiment comment te l’annoncer… ». Ça faisait un peu genre j’allais lui annoncer une mauvaise nouvelle. « J’aimerais ouvrir une galerie d’art avec nos photos. Ce serait notre gallerie où tout le monde pourrait entrer et acheter nos chefs d’œuvre… »
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MessageSujet: Re: Quand on parle de neige...   Lun 2 Jan - 18:45


On a la classe, ou on ne l'a pas.



J'aimais notre relation. Je savais qu'elle était unique en son genre, et je ne m'en plaignais pas, loin de là ! Il y avait cependant des limites, qui étaient fixés que lorsque nous étions au sein de l'université. Dans cette enceinte, pas question que quand nous nous croisions, de se faire la bise et de faire un bout de chemin ensemble bras dessus, bras dessous. Nos statuts nous l'empêchaient. Je devais la considérer comme une professeure et elle devait me considérer comme une étudiante, et non pas comme deux amies. Un simple bonjour accompagné d'un sourire était le strict minimum qu'on pouvait faire à l'intérieur de l'université. « Oui, ça doit bien faire ça ! J’aurai même dit un an, moi… » J'hochais la tête de haut en bas. Elle avait sûrement raison, le temps passait si vite, et je ne m'en rendais à peine compte.

Je réfléchissais à sa proposition tout en prenant place sur une chaise en face de Linn. Devant mon hésitation entre les deux cadeaux qu'elle me proposait, elle me dit que je pouvais toujours prendre un cadeau pour Noel et le second pour le Nouvel An. Apparemment, elle était résolue à m'offrir cela, quoiqu'il en soit. Une gêne surgit alors en moi, qui se révéla par la rougeur qui s'affichait brusquement sur mes joues. Linn était une personne déterminée et qui obtenait ce qu'elle voulait. Je ne savais absolument pas comment lui rendre sa gentillesse. Ma gêne soudaine partie quand elle me déclara, d'un ton qui se voulait rassurant. « Accepte le cadeau tout simplement. Je n’en serai qu’heureuse. » Linn était ainsi, très généreuse envers beaucoup de personne, et dont je faisais parti. Je n'en abusais pas, et ce n'était absolument pas mon intention, d'ailleurs j'essayais de refuser ces élans de générosité qui la prenait à pique des fois, mais elle avait beaucoup d'argument pour rabaisser mon refus, et je ne pouvais que céder. On ressemble souvent à ceux avec qui on traîne, et cela se révèle avec tous mes amis pris séparément. Je me montrais fétarde avec certains, sérieuse avec d'autres, généreuse avec Linn, même si j'avais la nette impression que je ne le lui rendais jamais assez bien. Pourtant elle m'assurait que si.

La jeune femme se leva, me désignant les serviettes et elle partit en chercher. Je ne pouvais que l'attendre et je patientais donc en jetant un coup d'oeil à mon portable. J'avais un nouveau message d'une amie proche, qui me demandait quand est-ce que j'étais libre pour une sortie avec elle et deux autres amies. Une sortie entre filles qui se contentait d'être simple avec un café dans un bar et une virée shopping ou cinéma si le temps n'était pas plaisant, mais ce qui était simple me convenait parfaitement. Je commençais à lui répondre quand j'entendis un peu plus loin la voix de Linn. « Désolée, j’en ai pris un peu beaucoup pour nous deux. Je vous en donne un peu. » Au début je pensais qu'elle s'adressais à moi, mais en tournant la tête vers l'endroit où s'élevait la voix, je me rendis compte qu'elle s'adressait à d'autres personnes, un couple apparemment. Je connaissais Linn, elle avait fait exprès d'en prendre trop. Mais pour quelle raison, je n'en savait rien. Quand elle revient à notre table, je ne pus m'empêcher de lui dire, avec un sourire. « Qu'as-tu encore mijoté ? » Mais j'oubliais cela rapidement, reprenant notre conversation précédente. « Dis, Gaby, je ne sais pas vraiment comment te l’annoncer… » Je levais un sourcil, pas très à l'aise face à ce début. Etait-elle enceinte ? C'était souvent comme cela que l'on annonçait une telle nouvelle. Ou peut-être déménageait-elle ? Je croisais les doigts - ainsi que les doigts de pied - que ce n'était qu'une mauvaise pensée de ma part. Ce qui était certain, ce que je ne m'attendais absolument pas à ce qu'elle allait m'annoncer par la suite. « J’aimerais ouvrir une galerie d’art avec nos photos. Ce serait notre gallerie où tout le monde pourrait entrer et acheter nos chefs d’œuvre… » Je crus ne pas très bien comprendre, et il me fallut quelques secondes pour intégrer l'idée, fantastique, de Linn. Je lui fis les gros yeux, ma bouche formait un O. J'avais un peu la même tête que lorsqu'elle m'avait proposé les cadeaux qu'elle désirait m'offrir, mais là, c'était incroyable comme cette idée pouvait m'emballer. Un peu trop d'ailleurs. « Mais c'est génial ! » Je me repris, car quelques têtes s'étaient tournés vers nous à cause de mon haussement de voix. « J'adore ton idée, et je suis partante avec toi. Tu as trouvé un endroit pour l'exposition ? » Je la regardais et entamait mon sandwich après lui avoir dit. « Et dire que je m'attendais à une mauvaise chose. Linn, ne me refais pas un coup pareil ! » J'éclatais de rire.

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